Ma Patrie et Mon Pays

Peter Stuart

Le 4 novembre 2005

Ma Patrie et Mon Pays

Laissez-moi vous parler de ma Patrie. Ma Patrie, notre Patrie, est un grand œuvre d’amour, patience, de cohabitation et de coexistence, qui fut forgé par les Pères de la Confédération bien avant 1867.
Ma Patrie fait partie d’un Pays qui est basé sur la devise ‘A mari Usque ad Mare ’ une locution latine qui vient du livre des Psaumes dans la Bible, et qui veut dire, ‘d’un océan à l’autre ’. Du Pacifique jusqu’à l’Atlantique et de l’Atlantique jusqu’Au Pacifique, en passant par l’Arctique, ceci est le grand village, le ‘Kanata ’, dans lequel se retrouve ma Patrie, notre Patrie. Car le mot Canada veut simplement dire ‘Village ’, dans la langue alguonquian, une langue des Premières nations de ce Pays.
Alors, notre Patrie fait partie d’un immense village transcontinental, avec des habitants qui parlent à la fois le français, l’anglais, et toute une panoplie de langue allophone et autochtone. Mais tous les quartiers du village doivent être ouvert à tous les habitants du village, pour y circulé librement, pour se côtoyé, se connaitre, eh oui, enfin, pour mieux s’aimer. Car nous avons une belle opportunité ici au sein de la fédération canadienne de forgé un pays qui transcende toutes notions de race, de langue, de culture, de religions, ou de clivage socio-économique. Car ce fut le but des Pères de la Conféderation. De voir au-delà des rivalités ethnolinguistiques et religieux, culturels, et économiques, et éventuellement, de nos jours, faire la fusion, sans assimilation de deux grandes traditions ethnolinguistique, en conjonction avec les premières nations et les communautés culturelles plus récemment arrivées chez nous, pour enfin, réalisé l’immense potentiel économique et socio-culturel de cette glorieuse terre boréale que nous partageons tous.

Pour faire cela,il faut absolument que nous, les gens de la Patrie québecoise réussissent à trouvé une place dans notre cœur, dans notre âme, dans nos tripes, et surtout, dans notre psychisme collectif, pour pardonné les ancêtres de nos compatriotes anglophones pour l’horrible déchirure que fut la Conquète et la bataille des plaines d’Abraham.

Nous avons que deux choix comme peuple de cette patrie : Sois on se laisse gruger et dévorer par en dedans par notre rancune, ressentiment, colère, et amertume, face à l’événement de ce matin fatidique du 13 septembre 1759 sur les plaines d’Abraham,ou nous faisons le choix le plus difficile, mais plus courageux, de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Ensuite, la plaie nationale pourra enfin guérir une fois pour toutes et pour tous, et nous pourrons passé à la tache de bâtir la fédération canadienne du 21é siècle.

Car les gens de ma patrie, notre patrie, ne devraient jamais avoir honte de dire haut et fort : ‘Ô Canada! Terre de nos aïeux ’ et non pas terre de nos crottes de bœuf! Cette terre, c’est celle de nos ancêtres qui ont défricher et l’ont labouré, et qui ont œuvrer et qui ce sont battu avec tant d’acharnement, chez nous, et outre-mer, pour défendre les valeurs démocratiques que nous prenons tous et toutes comme acquise maintenant, mais pour lesquelles nous avions du nous battre longtemps pour avoir.

‘Ton front est ceint de fleurons glorieux.’, les fleurons glorieux de la fédération, les dix provinces et trois territoires qui ensemble consiste notre fédération. Ces fleurons furent forgés par générations après générations de peuples autochtones, francophones, anglophones, et allophones, qui ont battit les chemins de fer, les mines, les usines et les moulins de cet immense pays.

‘Car ton bras sait porter l’épée, il sait porté la croix ’ : ton bras n’aime pas porté l’épée, mais il sait le porter. Ton bras ne veut pas porter l’épée, mais il sait le porter. Notre patrie s’est démontrée plus que courageuse et capable de porter l’épée dans deux guerres mondiales et la guerre de Corée, peu importe les controverses entourant la conscription qui ont secoué le Canada entier à l’époque.

Nous, peuple québécois, comme nos compatriotes dans le reste du Canada n’ont jamais cherché la guerre, ni ont eu des rêves de conquistador impérialiste. Par contre, nous savons porter l’épée quand nos valeurs démocratiques sont en jeu et sont menacé, et nous avons répondu, et nous avons continué à porté l’épée avec honneur en Croatie, à la bataille de Medak Pocket, au Timor oriental, partout en ex-Yougoslavie, à Chyppre, au Rwanda, en Afghanistan, et partout ou les soldats canadiens et canadienne sont déployé ils sont des portes-étendard d’une notion de cohabitation et de coexistence pacifique entre peuples du même pays.

‘Il sait porter la croix ’ : Notre Patrie fait partie d’un pays qui sait porter la croix de la souffrance et du courage. Nous avons passé à travers mainte et mainte épreuves durant nos 400 ans d’existence : des guerres avec les britanniques, les Américains,
des désastres naturels farouchement éprouvants, comme les inondations du Saguenay, ou la tempête du verglas, ou l’explosion de Halifax en 1917, ou de terribles épreuve que nos compatriotes canadiens d’origine ukrainienne et japonaise ont subis durant la 1re et 2e guerre mondiale, quand, respectivement, ils se sont vus interné dans des camps d’exile à l’intérieur du Canada même.
Mais, ‘ton histoire est d’une épopée, des plus brillants exploits ’. Parce qu’à travers toutes ces épreuves, notre Patrie a grandit et a maturé avec nos partenaires anglophones, allophones, autochtones, et francophones dans le reste du Canada, et on se trouve, aujourd’hui maintenant, à une conjoncture politique, sociale,économique et culturelle charnière, ou nous avons le potentiel sois de faire implosion ou explosion, de si auto détruire par le fardeau des plaies de notre histoire collective, ou de faire de la fédération canadienne, un véritable brillant exploit d’amour, de pardon, de réconciliation et de progrès ethnolinguistique et économique à l’échelle internationale.
Car, en terminant, le Canada, la fédération des peuples autochtones, francophones, anglophones, et allophones, protègeront nos foyers et nos droits. Merci. Vive la Patrie!!! Vive le peuple Québecois!!! Vive la fédération du Canada!!!

Peter Stuart
Le 1er juillet 2005
Québec, QC, Canada.
Rédiger sur les Plaines d’Abraham, proche de la Tour Martello et l’Hotel Concorde, en diagonale avec les deux édifices en question, proche d’un arbre et des arbustes.

(re transcrit le 11 novembre 2005, jour du Souvenir) (froid aujourd’hui, Plus de militaires que de publique à la cérémonie du souvenir à l’Assemblée nationale : Quel dommage. Le seul contingent de jeune à venir fut d’une école anglophone, Hollande School. Un garçon et une fille ont lu en anglais et en français un texte en honneur des anciens combattants, et ils ont ensuite chacun relâcher une colombe symbolisant la paix. Ce fut un beau geste. C’est dommage que pas plus de gens locaux ne sont venus. À suivre… )

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