La Souveraineté du Québec

LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC : CONCEPT DÉSUET DANS LE CONTEXTE D’UNE CONJONCTURE POLITICO-ÉCONOMIQUE D’INTÉGRATION NORD-AMÉRICAINE.

Je me pose souvent la question : qu’est-ce que le Parti québécois et le Bloc québécois peuvent bien foutre dans le paysage politique postmoderne d’aujourd’hui ?

Même Nicolas Sarkozy les trouve ridicules. Pendant que les péquistes et les bloquistes rêvent au jour où ils seront invités au Palais de l’Élysée en tant que leaders d’un Québec souverain afin d’y faire de beaux discours, voir des fleurdelisés flottés au vent et recevoir des honneurs, Sarko, pour sa part, perçoit les choses différemment.

Ce que le chef de l’État français voit, plus particulièrement, dans le Québec d’aujourd’hui, c’est une porte d’entrée pour le capital des banques et des multinationales françaises. Monsieur Sarkozy y voit un guichet unique, soit le CANADA : une union économique, douanière, monétaire et politique qui constitue également un marché d’environ 33 millions de consommateurs pour les investisseurs de son pays. Et ce que monsieur Sarkozy semble apprécier particulièrement, c’est un guichet unique de politiques douanières communes à trois pays (Canada, États-Unis, Mexique) qui a été rendu possible par le traité de libre-échange de l’ALÉNA. Un guichet unique qui offre aux entreprises françaises l’accès à un marché comportant au-delà de 400 millions de consommateurs.

Serait-t-il vraiment dans l’intérêt du Président Sarkozy de retourner en arrière, plus précisément à ce discours prononcé par le Général de Gaulle en 1967 sur le balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal ? Aurait-il vraiment intérêt à reproduire la même politique gaulliste/chauviniste de cette époque ? Une politique qui, en bout de ligne, traduisait bien davantage l’orgueil blessé du Général attribuable à des gestes maladroits posés par Churchill et Eisenhower lors de la libération de l’Europe que les véritables intérêts des peuples québécois, canadien et français…

Il apparaît bien évident aujourd’hui que monsieur Sarkozy n’a pas vraiment intérêt à s’approprier la perspective offerte par ce discours de 1967. Dans la conjoncture politico-économique d’aujourd’hui entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, en effet, nous avons plutôt intérêt à travailler dans le sens d’une plus grande intégration, et ce, dans plusieurs domaines : économique, politique, sécurité publique, tarifs douaniers, normes sur des questions telles que la santé, l’éducation, la mobilité de la main-d’œuvre, l’inspection des aliments, la politique extérieure, etc.

Il y a même lieu d’envisager l’élaboration de politiques communes semblables à celles de l’Europe telles que la devise commune et le passeport commun. Dans la perspective d’une éventuelle intégration continentale qui me semble de plus en plus inévitable, nous devrions plutôt, comme Canadiens, envisager de nous serrer les coudes avec nos partenaires des autres provinces afin de présenter un front uni et solide lors des négociations qui seront rendues nécessaires par la mise en œuvre de cette intégration.

Lorsque l’on prend en considération tous ces enjeux, il convient alors de poser la question suivante à madame Marois et à monsieur Duceppe : Mais qu’est-ce que vous foutez bien là, bordel ! Comme on le dit si bien en anglais : ‘Wake up and smell the coffee !’ Au fait, je crois bien que c’est du Maxwell House et non pas de l’espresso, n’est-ce pas ?

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