Appuyons Nos Troupes!

Appuyons nos troupes!

Les militaires de la Base de Valcartier qui viennent de s’envoler pour l’Afghanistan méritent notre appui indéfectible. La plupart de ces militaires sont des francophones du Royal 22iè Régiment. Voyons maintenant quelques faits saillants de la longue et honorable histoire de nos militaires canadiens.

Depuis la Première Guerre mondiale de 1914-1918, les mêmes arguments anti-impérialistes que l’on entend ces temps-ci furent véhiculés par les médias lors des différents conflits auxquels nos troupes ont été appelées à participer. À chaque occasion, les soldats canadiens, à la fois francophones, anglophones, autochtones et allophones, ont répondu à l’appel sans équivoque pour se battre afin de défendre et de promouvoir les valeurs fondamentales de notre société démocratique.

Aujourd’hui, nos troupes vont en Afghanistan pour défendre et promouvoir notre projet de société pancanadien basé sur les notions de cohabitation et de coexistence pacifique de peuples différents au sein d’un seul et même pays. Ces hommes et ces femmes vont aussi là-bas pour jeter les bases d’une société basée sur la règle du droit et la primauté du droit. Une société où les gens auront accès à de l’eau potable et à des routes carrossables; où les filles et les garçons pourront fréquenter des écoles; où les gens pourront tirer leur subsistance d’une agriculture digne de ce nom, et non pas d’une économie fondée sur la culture de l’opium.

Est-ce uniquement l’altruisme qui motive la participation de certains pays occidentaux à ce conflit? Bien sûr que non! Tout le monde sait que ces pays trouvent un certain intérêt dans ce conflit. Qu’il suffise de mentionner, à titre d’exemple, la construction d’un oléoduc dans ce pays afin d’alimenter en pétrole les pays occidentaux. Disons les choses telles qu’elles le sont.

Cependant, il n’y a rien qui empêche de réunir altruisme et « realpolitik » : d’une part, permettre aux Afghans de jouir des meilleurs attraits de la civilisation occidentale; d’autre part, leur permettre de conserver leur culture, leur religion et leurs coutumes.

Comme tout le monde le sait, nous vivons de nos jours dans un monde de plus en plus marqué par la globalisation sous toutes ses formes : informations, communications, échanges commerciaux et culturels, marchés financiers, etc. Or, depuis la fin de la Guerre Froide, les pays occidentaux, avec les États-Unis en tête, sont de plus en plus présents au Proche-Orient et en Asie centrale. Ces pays veulent, entre autres, accéder à certaines ressources et promouvoir leur projet de société. Dans un tel contexte, on comprend un peu mieux les raisons pour lesquelles le Canada, qui a un projet de société aussi équilibré et équitable, puisse être désireux de propager ses valeurs auprès de ces peuples qui vivent des difficultés de toutes sortes.

En me fondant sur mon expérience de militaire dans la Réserve navale et les témoignages de mes amis, hommes et femmes, qui font encore partie des Forces Armées, je sais à quel point nos militaires canadiens sont prêts à défendre notre projet de société. Pour ces hommes et ces femmes, ce n’est pas uniquement « une job » comme une autre. La plupart d’entre eux, en effet, prennent très au sérieux les notions de cohabitation et de coexistence de peuples différents. Beaucoup d’anglophones s’efforcent d’apprendre et de maîtriser le français, et vice versa. Ils ont étudié notre histoire militaire et ont appris ce que des peuples peuvent réaliser ensemble lorsqu’ils décident, de leur propre gré, de mettre de côté les séquelles relatives aux anciennes guerres impérialistes du passé entre la France et la Grande-Bretagne. Lorsqu’ils décident, de leur propre gré, de travailler pour la cause commune de la paix. Et il arrive parfois, dans certaines circonstances, qu’on se trouve dans l’obligation de se battre fermement pour défendre et promouvoir son projet de société afin, justement, d’assurer cette paix. En d’autres mots, «on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs!»

En terminant, je souhaite que les gens qui ont manifesté contre le départ de nos troupes puissent en arriver à comprendre à quel point ces militaires sont courageux. Ils ont tout laissé derrière eux et sont partis dans un pays lointain afin de défendre et de promouvoir notre projet de société pancanadien fondé sur la règle du droit et la primauté du droit. Après tout, c’est en bout de ligne ce projet et notre Charte des droits et libertés —et c’est là l’ironie suprême— qui donnent à ces manifestants le droit de s’exprimer librement comme ils le font de nos jours dans notre société démocratique. Ce droit-là, soit dit en passant, les Afghans ne peuvent pas encore l’exercer dans leur pays…

Peter Stuart

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