LA PENSÉE MAUVE: RÉALISER UN PROJET DE SOCIÉTÉ

LA PENSÉE MAUVE : RÉALISER UN PROJET DE SOCIÉTÉ

Mes chers compatriotes.

Nous nous trouvons actuellement à une conjoncture charnière dans l’histoire de notre nation et de notre fédération. Le Canada, en effet, a maintenant le potentiel pour se réaliser après des décennies de bouleversements, de déchirures et de polémiques de toutes sortes : la pertinence de son existence, le contenu de sa constitution et les débats relatifs à la langue et à la culture.

Lorsque je prends en considération les quelques centaines d’années de coexistence et de cohabitation, je pense que je peux dire avec confiance et certitude que l’on retrouve dans toutes les composantes de la fédération des traces d’un enrichissement en provenance de cette coexistence et de cette cohabitation des différences : origines ethniques, langues, cultures, traditions, mentalités, idéologies, écoles de pensée, etc. C’est un tel constat qui me porte à espérer que les gens du Québec et ceux des autres provinces canadiennes se laisseront éventuellement emporter par cette tendance « mauve », c’est-à-dire de cette rencontre des différences qui rend possible un heureux métissage du bleu et du rouge.

Après tout, le mauve, c’est la couleur de la pensée, cette fleur fragile et délicate que nous plantons dans nos jardins dans tout le pays : soit à la fête des Patriotes pour le Québec, soit à la fête de la Reine pour les gens des autres provinces. C’est la pensée mauve dans toute sa délicatesse, sa nature contemplative et songée qui compte. Après tout, c’est nous qui plantons la pensée à chaque printemps. Une petite fleur délicate et fragile avec tout ce qu’elle représente. Une fleur annuelle que nous plantons année après année, à chaque printemps lorsque survient le dégel de nos sols. Une fleur que nous plantons avec le renouveau de l’espoir qui renaît avec chaque retour de Dame nature et de tout ce qu’elle renferme : bonté, générosité, allégresse.

Car je me souviens très bien que je suis né sous la fleur de lys, que j’ai grandi sous la rose et que, certes, je me suis réalisé sous la délicatesse et la fragilité de ces pensées mauves qui viennent embellir nos printemps canadiens à chaque année. Cela dit, mes chers compatriotes de la nation et de la fédération, allez en paix. Je vous donne ma paix. La prochaine fois que vous planterez vos pensées, j’ose espérer que vous penserez à méditer là-dessus…

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