RÉUSSIR LES POURPARLERS CONSTITUTIONNELS AU CANADA

RÉUSSIR LES POURPARLERS CONSTITUTIONNELS AU CANADA DANS LE FUTUR : UNE QUESTION DE METTRE DE L’EAU DANS SON VIN ET DANS LE VIN D’AUTRUI !

Je crois qu’il y a présentement une volonté de réaliser ce projet de société pancanadien chez les gens de bonne foi, de bonne volonté, ouverts à l’influence de l’Esprit saint dans leur vie et capables de suivre leur conscience. Les gens qui montrent ces qualités peuvent devenir des interlocuteurs capables de mettre de l’eau dans leur vin et même dans le vin d’autrui, et ce, afin de faciliter les discussions et, ultimement, le succès des pourparlers constitutionnels.

À mon avis, la fameuse “question nationale, omniprésente depuis si longtemps dans notre paysage politique, me semble symptomatique de profondes carences sur le plan spirituel chez certains acteurs, et ce, dans chacun des deux camps linguistiques. En fait, j’en ai assez de voir dans les médias des scènes qui illustrent justement ces carences. Comme, par exemple, celle de vieux grincheux à Brockville qui osaient marcher et cracher sur le Fleur-de-Lys à l’époque des accords du Lac Meech. Ou encore cette scène à laquelle j’ai moi-même assisté à la même époque sur les Plaines d’Abraham, où de jeunes nationalistes Québécois en état d’ébriété avancée avaient osé mettre le drapeau du Canada dans un brasier formé de leurs propres caisses de bières vides.

Soyons prêts, tous et toutes, à avancer ensemble sans avoir peur de négocier. Il ne s’agit pas ici de “négocier dans la peur”, comme l’a déjà souligné le Président Kennedy. Ceux et celles qui participeront éventuellement à ces pourparlers ne devront pas avoir dans leur cœur, leur conscience, ou leur esprit l’objectif explicite ou implicite de les faire échouer, comme cela a été le cas à maintes et maintes reprises. Ces participants et participantes ne devront pas non plus entreprendre ces pourparlers dans la perspective des résultats passés : impasse, cul-de-sac, échec, match nul, guerre de positions, etc.

Cette perspective, qui perdure depuis trop longtemps dans le paysage canadien, représente une entrave à la réalisation ultime et inévitable d’un projet de société pancanadien dans lequel tous et toutes pourraient grandir et s’épanouir. Il convient de le rappeler ici, ce projet a pris forme il y a maintenant plus de 400 ans et a été marqué par divers épisodes : les qualités d’administrateur de Champlain au début de la colonie, la fameuse défense de Frontenac, la terrible déflagration des Plaines d’Abraham et de Sainte-Foy, une nouvelle ère de croissance et d’accommodements, la contestation des Patriotes, les accords ayant mené à la Confédération et, finalement, l’éventuelle colonisation de l’ouest canadien. Ce rêve d’un projet de société pancanadien, réalisé géopolitiquement en 1885 avec le chemin de fer du Canadien pacifique, a comporté également un certain nombre d’épisodes difficiles, et il convient de les rappeler également : des conflits et des difficultés sur les plans économique, linguistique et culturel. On peut mentionner ici, à titre d’exemples : le conflit avec les Métis et la pendaison de Louis Riel ; le manque de respect à l’égard des nombreux peuples autochtones ; l’émergence d’un sentiment pro-souverainiste au Québec avec l’élection d’Honoré Mercier qui, plusieurs décennies plus tard, nous laisse aujourd’hui dans une situation d’impasse sur l’axe est-ouest.

Lorsque l’on prend en considération ces divers épisodes qui ont marqué notre histoire, il me semble que nous avons maintenant besoin de faire de la politique autrement et de chercher à aller au-delà des différences entre le bleu et le rouge, l’anglophone et le francophone, l’autochtone et le non-autochtone, l’Est et l’Ouest. Au fond, nous avons plutôt besoin de montrer ce que nous partageons ensemble et ce qui nous unit comme citoyens et citoyennes de la fédération canadienne : un amour commun pour notre immense territoire boréal et tout ce qu’il renferme (flore, faune, lacs et rivières) ; les liens qui unissent les membres de la famille et de la parenté ; des valeurs telles que l’amitié, la fraternité, l’entraide et la spiritualité qui font en sorte qu’il fait bon de se retrouver autour d’une table pour célébrer avec les amis et la famille à toutes sortes d’occasions (anniversaires, Nouvel An, Fête du travail, Action de grâce, etc.) ; les célébrations du culte de notre choix relatives à divers événements ; le fait de pouvoir jouir en tout temps de droits et de libertés qui font l’envie de plusieurs habitants de la planète ; la possibilité de se retrouver dans des Tim Hortons et des Cage aux sports pour manger nos plats préférés et discuter de toutes sortes de sujets : température, hockey, football, politique, etc.

Finalement, je souhaite que nous nous donnions la chance de mieux nous connaître, de nous reconnaître, de semer pour mieux s’aimer, de regarder le passé ensemble pour mieux avancer ensemble vers un futur plein d’espoir. Amen.

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